Mon accouchement (1) : Né dans un éclat de rire

Voilà déjà un peu plus d'un mois que mon Petit Prince est né et j'avais envie de revenir sur le jour de son arrivée et plus particulièrement sur mon accouchement.
Un témoignage un peu long mais qui retrace bien cette journée et les souvenirs que je veux en garder.



Redouté au début...
Alors que les premiers mois de grossesse, j'évitais sciemment d'y penser afin de ne pas m'angoisser, j'ai remarqué que le temps passant, ma crainte diminuait. Le problème d'un accouchement c'est que l'on ne sait jamais à quoi s'attendre ; on a beau préparer consciencieusement ses cours avec une sage femme, lire beaucoup autour du sujet, au final la réalité ne sera jamais (ou presque) conforme à ce que l'on attendait.

Tout comme chaque grossesse peut varier d'une femme à l'autre, un accouchement ne se passe jamais de la même manière pour chaque femme. Je crois que c'est ce qui m'angoissait le plus : ne pas savoir comment cela allait se dérouler. Alors bien sûr, j'en avais une idée assez globale mais en ce qui concerne le ressenti, la douleur ou d'éventuelles complications, rien de sûr. En réalité, c'était plus le côté imprévisible qui m'angoissait en plus de savoir si je saurais gérer la douleur.

Sans nier mes doutes et légères craintes, à l'approche du terme j'étais plutôt sereine. En réalité, j'avais hâte d'avoir mon bébé aussi je savais que l'accouchement était un passage obligatoire. Combien de fois me suis en je entendu dire « si l'accouchement était si terrible, les femmes ne referaient pas d'enfants » ? Alors bien entendu, on cesse de regarder Baby Boom car ça nous stresse plus qu'autre chose et on essaie d'appréhender sereinement cette étape !

L'attente dans le calme...
Lors de mon dernier rendez vous de contrôle, le col était mou et perméable et les contractions si fréquentes que la sage femme pressentait une naissance avant terme (bien entendu sans s'avancer trop non plus). A ce moment ma plus grosse crainte était de ne pas savoir quand ce serait les « bonnes » contractions. Tout le monde me disait que je saurais les reconnaître, or je restais un peu inquiète.
Finalement, une semaine après ce rendez vous, après une belle ballade en matinée avec Futur Papa, mes doutes se sont envolés : j'avais reconnu une contraction douloureuse pour la première fois.

Encore une fois pas de stress. Installée confortablement pour lire, j'ai chronométré les contractions qui ont commencé à être régulières toutes les dix minutes. Suivant scrupuleusement les indications de ma sage femme selon qui il était inutile de se précipiter à la maternité, j'ai pris un bain afin de voir s'il s'agissait vraiment d'un début de travail. À peine une heure après, les contractions étaient plus rapprochées et cela depuis presque deux heures aussi, la décision était prise : en route vers la maternité.
Toujours aussi incroyablement détendue, j'ai ajouté les derniers préparatifs à ma valise maternité entre deux contractions pendant que Futur Papa se préparait en stress. Il était alors l'heure partir et pourtant aucun de nous ne réalisait vraiment que c'était nos derniers moments à deux.

Une naissance rapide et sereine...
Dix sept heure, arrivée à la maternité alors que la douleur commence à s'intensifier, je déchante quand la sage femme nous informe que le col n'est pas ouvert seulement effacé. Aux vues des douleurs et des contractions rapprochées, elle décide de surveiller pendant une heure sous monitoring le temps de faire mon bilan sanguin pour la péridural, au cas où.
Sous l'écho du cœur de Bébé, le temps passe, les contractions se rapprochent encore (2-3 minutes) et la douleur grimpe. Je m'installe alors sur le gros ballon pour attendre tout en essayant de soulager un peu. Quand la sage femme revient (enfin) avec les résultats de la prise de sang, tout s'accélère : dilatation à 3, on peut passer en salle de travail pour la péridurale.
Je dois bien l'avouer, malgré mon étonnante sérénité, à ce moment là j'ai commencé à angoisser : parviendrais-je à gérer la douleur alors que celle ci m’empêchait déjà de marcher ?
Le temps de s'installer, de poser la péridurale et que celle ci fasse effet, il faut bien dire que je ne faisais pas la fière à souffrir de manière si rapprochée.
Heureusement, la péridurale à finalement fait effet et lentement la douleur s'est estompée et mon calme est revenu. Ainsi, c'est détendue, confiante que j'ai attendu avec Futur Papa que Bébé fasse le travail. Finalement j'ai pas attendu longtemps car lorsque la sage femme annonce la dilatation du col complète, on a du mal à y croire ; je suis là depuis seulement quatre heures ! Un peu de mal à réaliser mais il faut de toute façon attendre que Bébé descende bien. Une heure après, on aperçoit sa tête. La sage femme propose cependant, d'attendre encore un peu puisque bébé va bien afin que cela se passe au mieux pour moi.

Toujours aussi sereine (bien plus que Mr), je suis heureuse de sentir mon bébé descendre de plus en plus et pourtant je ne réalise toujours pas que je suis sur le point d'accoucher. Pourtant il va falloir car à 23h la sage femme peut deviner la couleur des cheveux de bébé autant dire qu'il est temps de se mettre en place.
Ce que j'ai adoré c'est que tout c'est fait de manière détendue et calme avec deux personnes vraiment agréables qui nous ont accompagné tout au long de la nuit. Pour la suite, le moins que l'on puisse dire c'est que ça c'est passé très vite. Moins de huit minutes se sont écoulées entre l'installation (table, étrier, matériel médical...) et la sortie de Bébé. Comme nous avions bien attendu, la tête de bébé est sortie sur la première contraction et je n'ai même eu à attendre la deuxième. Riant tous les quatre entre deux contractions, la sage femme a eu la surprise de voir Bébé sortir lors d'un éclat de rire, poussé par les abdos !

Et voilà,  notre fils était né !





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