RGO du Bébé : Une dure réalité

RGO, trois simples petites lettres qui ont enfin mis un nom sur des heures d'angoisse et de fatigue quelques jours seulement après la naissance de Petit Prince.

Les Reflux Gastro-Oeuphagiens touchent malheureusement de nombreux bébés et bien qu'ils ne soient pas graves (la plupart des fois), ils peuvent être douloureux pour les enfants et surtout sources d'angoisse pour les parents.

Entre hérédité ou non-maturité de l'estomac, les causes peuvent être discutées mais ce qui est sur ce sont les symptômes : pleurs incessants et stridents, régurgitations (bien après la prise du biberon), relents, machouillages, bébé qui se cambre et se tend.... Un calvaire pour les jeunes parents qui se retrouvent totalement impuissants.



Le diagnostic
Pour nous cela a commencé très tôt, nous pensons même que Petit Prince en souffrait dès sa naissance. Alors que nous nous retrouvions tous les trois à la maison, les choses se sont dégradées : des pleurs incessants pendant plus de six ou huit heures consécutives en fin de journée, jusqu'à tard dans la nuit, un bébé qui ne dort presque pas de la journée et semble toujours mal ! Forcement en tant que jeunes parents on débute dans le décryptage des pleurs et pourtant Mr Papa confirme ce que je pense depuis plusieurs jours : il y a quelque chose ! Pas normal qu'un nouveau né ne dorme pas plus d'une poignée d heure sur 24 heures et qu'il hurle autant. Puis, au delà de l'inquiétude, il y a la fatigue qui s'accumule, les nerfs qui ont de plus en plus de mal à nous faire tenir et un sentiment d'impuissance qui nous ronge.
Aussi, après quelques jours à ce rythme intenable et l'impression qu'il souffre de plus en plus de relents et vomit à plusieurs reprises, nous prenons la décision d'appeler les urgences pédiatriques ; sur conseils de celles-ci, nous nous rendons donc à l’hôpital car Bébé est vraiment très petit aussi, veulent ils s'assurer qu'il n'y a rien de grave. Nous avons la chance de tomber sur la pédiatre qui a vu Petit Prince avant sa sortie de maternité et d'après nos descriptions, le diagnostic tombe : notre nouveau-né souffre de reflux gastriques. On nous explique alors que cela n'est pas si grave puisque Petit Prince prend du poids et mange bien et qu'avec un traitement simple, cela devrait l'aider à ne pas souffrir.
Garder en observation pour la nuit, nous commençons donc à lui donner du lait épaissi afin d'éviter les régurgitations ainsi que du Gaviscon, pansements gastriques, pour supprimer les brûlures acides. Forcement après avoir pleuré presque douze heures consécutives, Petit Prince est épuisé et dort d'un sommeil de plomb ne se réveillant que pour manger et se rendormir tout de suite après.

Les jours qui ont suivi, ont été plus calmes et plus sereins pour nous trois, avant que tout ne recommence, si bien que, de retour aux urgences une semaine après, Petit Prince est hospitalisé afin de faire des examens pour s'assurer que le traitement suffit.
Bien qu'heureuse qu'ils fassent le nécessaire pour trouver une solution, je déchante quand je découvre ce qu'est réellement une Phmétrie : il s'agit d'insérer une sonde jusqu'à l'estomac afin de mesurer les remontées acides, pendant 24h ! Une épreuve terrible pour moi d'entendre mon bébé hurler lors de la pose de cette sonde, j'ai ensuite passer la majeure partie de la journée à pleurer en le regardant ainsi.
C'est si dur de les voir dans de tel état alors qu'ils sont si petits ; ce n'est pas normal de souffrir dès le début de sa vie ; j'en étais malade ! En plus de tout ça, il faut supporter le scepticisme de certains membres du personnel médical qui ne voit en nous que des parents débutants qui s'alarment aux pleurs d'un bébé (c'est normal qu'un bébé hurle!).
Alors qu'à la fin du séjour en pédiatrie, on nous annonce que Petit Prince ne souffre pas de RGO simplement de coliques et d'un caractère bien trempé ; du coup inutile de continuer le traitement. En partie rassurés, nous rentrons donc à la maison et commence alors un début d’accalmie pour nous. Fini les pleurs qui durent plus de huit heures consécutives et malgré des crises de larmes régulières, nous commençons enfin à rattraper du sommeil par ci par là, tandis que notre nouveau-né à l'air mieux.

Tout recommence lors d'un rendez vous de contrôle avec la pédiatre lors du premier mois de Petit Prince. On lui fait part de l'amélioration de son état malgré le retour de relents et des pleurs lors des biberons. Et là nous restons bouche bée, lorsqu'elle nous dit qu'il ne fallait pas arrêter le traitement : il souffre bien de RGO simplement le gaviscon fait son effet et le soulage.
Avec colère et regrets, nous recommençons alors le traitement en se disant que nous avons perdu deux semaines et que cette souffrance aurait pu être évitée sachant qu'il faut au minimum une quinzaine de jour pour une réelle efficacité !

Accepter....
Nous avons donc compris que les RGO allait faire partie de notre vie pendant quelques mois au minimum. En effet, cela ne soigne pas comme ça et il faut attendre la diversification alimentaire (aliment plus solides) ou que l'enfant passe plus de temps en position verticale pour que cela passe (autant dire qu'à six semaines ça paraît loin).
D'ici là, rien à faire à par attendre, prendre son mal en patience et c'est loin d’être toujours évident. En plus des jours plus difficiles que d'autres, il faut régulièrement adapter les quantités de traitement avec l'augmentation de la quantité dans les biberons ce qui bien entendu veut dire que pendant quelques jours, Bébé souffre, dort très peu (réveillé à chaque remontée). Au delà de la fatigue physique et mentale, c'est le sentiment d'impuissance qui prédomine : il n'y a rien à faire de plus hormis rassurer Bébé le temps que cela passe. je crois que c'est le plus dur à accepter: s'entendre dire qu'il n'y a rien à faire et le voir si mal...

De nombreuses mamans souffrent de cette situation avec leur tout-petit et j'avoue avoir trouvé parfois un peu de réconfort en lisant leur récit, leurs petits conseils aussi c'est à mon tour de partager. Je ne donne pas de conseils car honnêtement je doute que quoique ce soit soit efficace à tous les coups ; quand Petit Prince va mal, je suis avec lui, le câline et attend que la douleur passe.
Pas facile d'être maman dans ces cas là mais notre présence est néanmoins réconfortante pour eux pendant ces terribles périodes.


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