2018: Working mum

Nouvelle année, nouvelle vie. 
Après quatre mois et demi aux cotés de mon bébé, j'ai fais le choix de mettre un terme à mon congé parental pour reprendre une activité professionnelle.



Stay at home mum
Depuis le début de ma grossesse, j'avais décidé de prendre un congé parental après mon congé maternité. Ayant eu un parcours relativement plus compliqué pour tomber enceinte, j'ai conscience que cet enfant est un miracle et je voulais vraiment savourer mon temps avec lui.
Être là au quotidien, profiter de chaque moment ensemble, le voir grandir et découvrir la vie autour de lui... Bien entendu, je ne regrette pas ce choix.
Mais le quotidien avec un bébé est parfois un peu routinier. Les premiers mois, leurs capacités d'éveil sont encore peu développées et finalement on se retrouve plus à changer des couches, donner des biberons avant de s'occuper de la maison. Si ce choix fait le bonheur de certaines femmes, j'ai rapidement compris que ce ne serait pas mon cas.
Petit Prince n'est pas un bébé pénible mais il pleurait beaucoup, dormait très peu et souvent dérangés par tous ses petits soucis (RGO, Coliques). Aussi, j'avais souvent l'impression de passer ma journée à essayer de le calmer et j'avais l'impression de sombrer et de ne plus rien faire d'autre.
Même si j'adorais être là pour les moments de jeux, de partages et tous ces bons moments, j'avais du mal à encaisser les moins bon.

Décision difficile
J'ai alors pris La décision : celle de re-travailler. Une décision très dure à assumer au début puisque j'avais honte et j'étais rongées par la culpabilité. Comment pouvais-je songer à laisser mon bébé pour aller travailler ? Pourquoi abondonner cette chance d'être avec lui chaque jour ? Je me sentais terriblement mal et je me sentais comme la pire des mères.
Heureusement j'ai eu la chance d'être soutenu par Mr Papa qui a immédiatement compris mon besoin et m'a soutenu. Grâce à lui (et un peu de temps) j'ai réussi à accepter que raccourcir mon congé parental ne faisait pas de moi une mauvaise mère.
J'avais besoin de plus ; pour m'épanouir j'avais besoin de retrouver une activité professionnelle, de sortir de la maison et surtout de cette routine qui m'étouffait.
Une fois la décision prise, il fallait non seulement faire face à la culpabilité (oui oui toujours là!) mais aussi à ce sentiment d'abandon quand je commençait à laisser Petit Prince pour qu'il s'habitue doucement à la MAM. Rester forte face à mon petit bonhomme en larme qui me regardait complètement apeuré et triste fut le plus dur pour moi. Même si j'étais sûre de moi, mon cœur souffrait qu'il puisse penser que je l'abandonne.

Un nouveau rythme
Cette année est donc pour nous tous le début d'une nouvelle vie. Un premier jour particulièrement stressant pour moi puisque j'avais laisser mon petit garçon en larme pour la journée entière et que j'appréhendais de découvrir mon nouveau boulot. Nénanmoins, arrivé le soir j'ai su que j'avais pris la bonne décision.
Je retrouvais enfin une vie professionnelle passionnante, des discussions d'adultes sur des sujets variés... De son côtés, Petit Prince s'est très rapidement adapaté à la MAM et y était presque mieux qu'à la maison, entouré de pleins d'enfants. Dès le second jour, plus de bébé en larme le matin et surtout des retrouvailles le soir pleines de sourires et riches en émotions ; nous étions tellement contents de nous retrouver.
Avec la reprise du travail forcement cela implique un nouveau rythme ; des journées 3 en 1. une sacrée organisation le matin entre mon réveil et le départ pour la MAM et une autre pour Mr Papa qui réccupère notre petit garçon tous les soirs avant que je ne rentre. Même si le début est fatigant, nous avons déjà commencer à chacun prendre nos marques sur cette nouvelle organisation.

Finalement, une maman épanouie dans sa tête et dans son travail qui profite pleinement des moments entre mère et fils ; un papa heureux de pouvoir passer de moments rien qu'entre hommes et un bébé qui s'épanouit pleinement au contact des autres enfants et qui grandit si vite !

Je ne regrette donc pas mon choix : je suis une working-mum ! 

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