RGO : le bilan 6 mois après


Il y a quelques mois, j'ai été contactée par Marine (du blog MamanMarine) afin de partager des témoignages autour de la parentalité. Plusieurs grands thèmes y sont abordés et j'ai proposé d'apporter le mien autour de la question du RGO !
Vous vous en souvenez certainement j'avais déjà publié un article à ce sujet il y a quelques mois. Alors que je me plongeais dans la rédaction de ce témoignage, j'ai eu envie de refaire un point avec le recul que nous avions maintenant.



Au début...
Le RGO au quotidien, ce n'est pas simple. Les régugitations c'est une choses, peut être le plus simple à gérer quand on adopte les astuces donnés. Le plus dur alors ? Les pleurs. Stridents, violents, incessants et terriblement angoissants. Parce que oui un bébé ça pleure pour s'exprimer, mais notre petit garçon souffrait réellement et pleurait non stop. Au début, les gens ne se rendent pas compte que non stop ça veut dire tout le temps. Ce n'est pas que entre les siestes, parce qu'il faut être honnête le sommeil c'est mission impossible. Les premières semaines notre bébé passait plus de temps à pleurer qu'à dormir.
Pour nous c'était un stress quotidien, des angoisses permanentes, une fatigue grandissante et un moral en berne. Quand on devient parent pour la première fois on ne s'attend pas à ça alors forcement la claque est énorme et l'on se sent aussi désarmés qu'impuissants.
Le plus important est alors de surtout être entouré. Déjà quand on est deux ça facilite mais en parler et exterioriser c'est le seul moyen de ne pas sombrer.
Je dois l'avouer les premiers mois de mon fils ont été terribles ; j'ai parfois l'impression d'avoir perdu tant de moment tous les deux. Je connaissais que très peu les biberons calme et heureux blottis l'un contre l'autre ; chez nous cela rimait avec cris de bébé et souvent larmes de maman. Les siestes se comptaient en minutes et les essais pour calmer les pleurs ressemblaient à des heures interminables.
A ce moment là je n'avais qu'une hâte qu'il grandisse pour que cela cesse. Malgré les encouragements et les « ça ne dure qu'un temps, ça va passer et ce sera un mauvais souvenirs » j'avoue que je voulais juste que cela cesse que mon bébé s'apaise. Quand on est dedans on se fiche un peu de savoir que dans X semaines/ mois ça sera fini, on a besoin que ça aille mieux dès maintenant.



Et maintenant...
Il faut le dire quand on est dedans (et surtout dès la naissance) le temps paraît long, très long et l'amélioration trop lointaine.
Depuis le début je n'attendais qu'une chose c'était la diversification alimentaire car on m'avait certifié que ça arrangerait les choses. Est ce que je m'attendais à un changement total, à un arret de tous les traitements, revenir à un lait normal ? Oui certainement inconsciemment. Sur le moment j'étais tellement déçue que ce ne soit pas ça ; pour moi ça n'avait rien changé.
Depuis décembre, la pédiatre nous a fait cesser trois fois l'Inexium avant que l'on soit obligé de le reprendre en urgence car in ne mangeait plus. Moi qui croyait tellement que la diversification alimentaire balaierait tout ça d'un revers de main, la déception était réelle. Pourquoi mon bébé ne pouvait pas se passer de tout ces médicaments ? Pourquoi les repas devenaient si compliqués à chaque fois ?

Avec du recul, il faut l'avouer on est très loin des situations extrêmes du début. Les coliques liées à la caroube (épaississant du lait AR!!) ont été trèèès longues et régulièrement nous y avons encore le droit mais cela reste malgré tout des épisodes. Puis finalement avec la prise de purées et compotes, les régurgitations ont presque cessées.
Il prend des bonnes portions de légumes et fruits à chaque repas et reprend des gros biberons le matin et le soir (bébé glouton!) mais surtout prend plaisir à découvrir les nouveaux aliments. Il ne parvient toujours pas à se passer de traitement médical mais je ne peux pas nier qu'il y a eu une amélioration.



Le futur...
J'ai enfin commencé à accepter ça et nous essaierons à nouveau d’arrêter les traitements quand il tiendra assis, en espérant que cette fois ce sera la bonne. Maintenant je ne me fixe plus de date ou de délais car je ne veux plus être déçue que ce ne soit toujours pas la fin. Je sais que cela va venir dans les prochains mois avec l'apprentissage des positions verticales alors j'essaie d'oublier les prises de médicaments quotidiennes.

Car malgré tout, il y a toujours des moments compliqués, le RGO refait souvent des apparitions et les gènes liées aussi mais cela n'interfère en rien dans le développement de notre Petit Prince et surtout dans sa joie de vivre sans limite !



Commentaires

Anonyme a dit…
Bonjour, je vous apporte mon témoignage, ayant moi aussi un bébé ex-RGO, traité au Gaviscon, Inexium et avec un parcours similaire au votre. En effet, la diversification a aidé sans permettre de stopper l'Inexium, le Graal ici, ça a été la position assise stable, acquise à 9 mois. C'est là qu'on a pu arrêter sans problème l'Inexium. Pour les coliques, le seul remède efficace ici a été le Julep Gommeux, préparation pharmaceutique naturelle et redoutablement efficace! Quand on est dedans, c'est clair qu'on en voit pas le bout mais une fois sortis de ça, quel bonheur! Aujourd'hui, ma fille a 14 mois, marche, et respire la joie de vivre!
Marine B a dit…
Merci pour ce partage! J'ai hâte aussi que ce soit de l'histoire ancienne =) Je me dis que le plus dur est passé =)
(pareil les coliques il n'y avait que le julep qui fonctionnait!!!!)